Les Français investissent à l'étranger dans l'immobilier

Face à un marché immobilier français jugé contraint, une fiscalité étrangère plus douce et une quête de qualité de vie, 20 % des Français envisagent désormais un achat immobilier hors des frontières. L'étude exclusive menée par iadOverseas en juin 2025 révèle une bascule patrimoniale nette et structurée.

 

Une stratégie patrimoniale assumée
L'immobilier international n’est plus l’apanage des retraités expatriés ou des rêveurs de carte postale. Il devient un véritable levier d’optimisation patrimoniale pour une partie croissante des Français. Selon l’étude iadOverseas - Selvitys réalisée en juin 2025, un Français sur cinq (20 %) envisage l’achat d’un bien immobilier à l’étranger, contre 17 % en 2022. Si l’Espagne (32 %), Dubaï (19 %), le Portugal et l’Italie (13 % chacun) dominent le classement, c’est autant pour leur climat que pour leur fiscalité jugée plus favorable (57 %), leurs prix d’entrée plus abordables (53 %) et leur rentabilité plus facilement atteignable (42 %).
 

Cette projection n’est plus fantasme : 45 % des répondants visent une résidence secondaire, 38 % une résidence principale et 17 % un investissement locatif. Les budgets sont posés, les arbitrages clairs : 40 % déclarent vouloir investir entre 200 000 € et 399 999 €, et 7 % visent même au-delà des 600 000 €. Le calendrier est lui aussi structuré : 29 % veulent concrétiser d’ici deux ans, 28 % à horizon 5 ans, et 22 % à plus long terme. Un tiers des intentionnistes scrutent déjà les annonces, 18 % sont en recherche active et 2 % en négociation ou achat.

 

Des profils jeunes, connectés, solvables
Le visage du nouvel investisseur international évolue rapidement. Il est jeune (31 % ont entre 18 et 30 ans, 31 % entre 31 et 45 ans), connecté et financièrement structuré. Les actifs CSP+ (professions libérales, cadres, télétravailleurs) forment la colonne vertébrale du mouvement, représentant 42 % des intentionnistes et 54 % des Français déjà propriétaires à l’étranger. Sans surprise, le télétravail accélère les projets : 46 % des répondants y ont recours, un taux qui grimpe à 62 % chez ceux qui prévoient un achat dans les 12 mois.
 

Les freins existent encore : manque de budget (59 %), complexité administrative (31 %), barrière linguistique (28 %), difficultés de gestion à distance (22 %) ou incertitudes sur le retour sur investissement (21 %). Mais pour les 9 % déjà propriétaires à l’étranger, le bilan est majoritairement positif : 70 % se déclarent satisfaits et 56 % recommandent l’expérience, sous condition d’un bon accompagnement.
 


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