Dirigeants en difficulté : comment gérer les finances et le stress ?

Une étude VistaPrint dévoile un paradoxe criant : des dirigeants globalement résilients financièrement, mais souvent à bout de souffle psychologiquement. Un enjeu majeur pour l’écosystème entrepreneurial.

Une trésorerie personnelle et pro sous contrôle, mais fragile
Loin du cliché de l’entrepreneur surendetté, la photographie 2025 dresse un tableau plus nuancé. Selon l’enquête menée par VistaPrint et OnePoll auprès de 1 000 dirigeants français de TPE/PME, 61 % n’ont aucune dette personnelle liée à leur activité. En moyenne, ils disposent de 4,5 mois de dépenses personnelles et 4,6 mois de trésorerie professionnelle : un niveau honorable dans un contexte économique incertain.
 

Cette capacité d’épargne varie cependant fortement selon l’âge et le genre. Les plus de 65 ans affichent en moyenne 5,9 mois de réserve, contre 4,1 mois pour les 35-44 ans, souvent exposés à des charges plus élevées. Les femmes dirigeantes disposent en moyenne de 4,2 mois d’épargne, contre 4,8 mois pour les hommes, et épargnent une part moindre de leurs revenus (7 % contre 9 %).
 

Mais la prudence est de mise : 21 % des sondés n’ont aucune épargne personnelle de secours, et 41 % ne disposent que de deux mois ou moins de trésorerie d’avance pour leur entreprise. Un seuil critique en cas de retournement.

Patrimoine prudent, stress élevé
Côté patrimoine, les dirigeants adoptent des stratégies différenciées. 63 % sont propriétaires de leur résidence principale, l’immobilier restant une valeur refuge. En matière d’investissements financiers, les hommes privilégient la bourse (30 %) et les cryptomonnaies (24 %), tandis que les femmes s’orientent vers des supports plus sécurisés : assurance vie et PER.
 

La préparation à la retraite reste un point faible : 63 % doutent de leurs revenus futurs, et un tiers n’a pas encore de solution dédiée. Pourtant, le PER individuel, adopté par 30 % des dirigeants, séduit de plus en plus, dans une logique de capitalisation long terme.
 

Mais le signal d’alerte le plus fort concerne la santé mentale : 78 % souffrent de burn-out occasionnel ou régulier. La pression est particulièrement forte chez les jeunes (18-24 ans) et les femmes dirigeantes. Malgré cela, un dirigeant sur cinq n’a aucun soutien psychologique ou social. Le recours à des aides professionnelles (coachs, thérapeutes) reste minoritaire (15 %).
 

« Alors que les entrepreneurs sont les piliers de l’économie, ils font face à une grande vulnérabilité financière et émotionnelle », analyse Sabine Léveiller, VP marketing Europe chez VistaPrint.
 

Source : Enquête VistaPrint x OnePoll, menée du 22 au 28 mai 2025
 


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