CEL : Vaut-il le coup en 2025 pour votre épargne logement ?

Le Compte Épargne Logement (CEL) est souvent présenté comme un complément au Plan Épargne Logement (PEL). Son principal atout ? Il permet d’obtenir un prêt immobilier à taux privilégié tout en offrant une certaine souplesse, puisque les retraits restent possibles sans clôturer le compte. Mais alors que les taux d’intérêt évoluent et que les conditions d’emprunt se durcissent, ouvrir un CEL en 2025 reste-t-il une bonne idée ?


Des conditions d’ouverture et de gestion assouplies
Contrairement au PEL, plus rigide, le CEL se distingue par sa flexibilité. Pour l’ouvrir, il suffit d’être majeur et d’effectuer un premier versement de 300 euros.

Ensuite, l’épargnant peut effectuer des dépôts libres (minimum 75 euros par opération) et retirer des fonds à tout moment, à condition de conserver un solde minimum de 300 euros. Il est également possible de détenir un PEL et un CEL dans la même banque.


Une rémunération modeste et fiscalisée
Le principal frein du CEL en 2025 réside dans sa rémunération. Depuis février 2025, son taux est fixé à 1,5 % brut, soit 1,05 % net après prélèvements fiscaux et sociaux (30 %).

Pour les CEL ouverts avant 2018, les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu impôt, mais soumis aux prélèvements sociaux.

 

Les intérêts issus d'un CEL ouvert à partir de 2018 sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Lors du versement des intérêts, l'établissement bancaire doit d'abord effectuer un prélèvement forfaitaire unique de 30 %, qui correspond à l'impôt sur le revenu, à hauteur de 12,8 %, et aux prélèvements sociaux, à hauteur de 17,20 %.

 

En comparaison, d’autres produits d’épargne réglementée, comme le Livret A (2,4 % net) ou le LDDS (2,4 % net), offrent des rendements bien plus attractifs, tout en bénéficiant d’une exonération fiscale.


Autre limite : le plafond du CEL est fixé à 15 300 euros, ce qui restreint son potentiel de valorisation sur le long terme.


Un intérêt pour les futurs emprunteurs ?
L’un des arguments en faveur du CEL est qu’il donne accès à un prêt immobilier à taux préférentiel. Mais en 2025, cet avantage est à relativiser. Pour en bénéficier, le CEL doit être ouvert depuis au moins 18 mois et avoir généré un certain montant d’intérêts. Ce montant est de 75 €, 37 €, ou 22,5 € selon l'objet du financement.

Le prêt obtenu est limité à 15 300 euros, un montant souvent insuffisant pour financer un projet immobilier significatif.

 

Autres atouts : Le CEL est gratuit : aucun frais d’ouverture, de dépôt ou de retrait. Votre capital n’est pas bloqué : vous pouvez retirer votre épargne à tout moment. Il est possible de cumuler les droits au prêt au sein d’une même famille, à condition que plusieurs membres soient détenteurs d'un CEL. Sa durée n’est pas limitée dans le temps. Le CEL peut être cumulé avec un PEL, cela vous octroie la possibilité d’emprunter un montant plus élevé.

 

Cependant, avec la remontée des taux d’intérêt ces dernières années, le taux préférentiel accordé par le CEL (calculé sur la base du taux du compte majoré de 1,5 point) n’est plus aussi compétitif face aux offres bancaires classiques.


Verdict : un placement qui a perdu de son attrait
En 2025, le CEL peine à se démarquer face à d’autres produits d’épargne plus performants et moins contraignants. Sa rémunération faible, soumise à l’impôt, et l’intérêt limité de son prêt immobilier en font un placement désormais secondaire. Son ouverture peut se justifier pour ceux qui souhaitent coupler leur CEL à un PEL en vue d’un projet immobilier à long terme. Pour les autres, des alternatives plus rémunératrices et flexibles existent, comme l’assurance-vie ou les livrets réglementés.

 


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